L'abolition
Le programme commun de la gauche a été élaboré en 1972 et réécrit en 1977, il s'agissait d'une série de mesure qui associait les socialistes et les commuistes français. Parmi ces mesures, l'abolition de la peine de mort était prévue. Cette mesure était symbolique, et jusqu'en 1981 une nette majorité de français (environ 62%) était contre l'abolition. Ce programme commun dénote une prise de risque et un courage politique pour une mesure qui était pourtant d'ordre secondaire en comparaison d'autres idées.
Il se trouve que les élections de 1974 furent perdues par le candidat François Mitterrand, il se risqua une seconde fois avec le programme commun et remporta la victoire en mai 1981. L'avocat Robert Badinter, fervent abolitionniste de longue date, a été choisi par le premier ministre Laurent fabius afin de devenir le garde des sceaux qui abolira la peine de mort en France. Cet avocat eut une histoire personnelle avec la peine de mort car un de ses clients, Roger Bontemps, bien qu'innocent du crime dont il a été accusé, a été décapité. Cette revanche marquera l'histoire politique française, car l'opinion publique du pays change lentement, et une large majorité de la population était hostile à l'abolition en 1981, aujourd'hui 52 % des français y sont favorables, cet acte politique a donc eut une influence incontestable sur nos opinions.
Le site m'ayant servi à composer cet article est celui-ci :
http://udesr92.typepad.fr/robert_badinter/2009/01/biographie-de-robert-badinter.html