Le XIXème siècle fançais
Le consulat de Bonaparte au sortir de la Révolution incarne la stabilité. Pourtant, avec le temps un régime monarchique se met en place et la peine de mort infligée aux opposants politiques est une pratique qui subsiste. La Restauration entretient le phénomène, Charles X étendra encore la peine de mort aux crimes de blasphèmes. La Révolution de 1830 est désamorcée par la bourgeoisie qui redoutait une seconde grande Révolution. Le régime de la monarchie de Juillet incarne un progrès notable par rapport à la Restauration, la peine de mort pour les délits politiques est abolie en 1838. Mais à la fin de son règne, le roi Louis-Philippe est de plus en plus contesté. Le régime pratique de moins en moins la peine capitale, mais quelquefois encore à l'encontre des opposants.
L'éphémère seconde république naît de la révolution de 1848 et devient conservatrice l'année d'après, signe que l'instabilité est très forte, la question de la peine de mort revient très souvent. Les dignitaires de la monarchie furent inquiétés et 4 ministres de Louis-Philippe furent condamnés à mort pour le seul crime d'avoir collaboré avec l'ancien régime. Avec le Second empire, la peine de mort reste très pratiquée, mais le régime se libéralise légèrement avec le temps.
En 1871 éclate la révolte de la Commune. Les insurgés voulaient une république socialiste et la poursuite de la guerre contre le Reich allemand au lieu de conditions de paix humiliantes. Ils furent écrasés par les massacres d'Adolphe Thiers durant la semaine sanglante du 22 au 28 mai. Le mouvement républicain socialiste fut donc « décapité » et de nombreuses condamnations à mort furent prononcées par la république conservatrice. La gauche politique affaiblie par ces évènements, la république française aura beaucoup de mal à s'imposer dans le pays. La question progressiste de l'abolition de la peine de mort sera éludée pour les décenies à venir.
Le livre m'ayant servi à composer cet article est : La France politique, M. Winock, Seuil